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J'ai Assassiné Celui Que J'Aime...

Voici l'un de mes poèmes ! Si vous voulez lire tous mes poèmes, voici l'adresse : http://poesie-fanatique.skyblog.com

Bonne lecture !


************

Ce soir, je suis entrée doucement chez toi,
Je savais qu'à cette heure-ci, tu dormais déjà,
Je savais qui est-ce qui dans ton lit te cotoie,
Cette salope qui ne voulait bouger de là !

Elle avait pris l'habitude de passer te voir,
Elle aimait toutes ces choses que tu lui faisais,
Aimait tes attouchements, aimait tes baisers,
Mais j'ai cette haine que je n'arrive à concevoir...

La porte de ta chambre était ce soir, fermée,
Alors doucement, je l'ouvris sans faire de bruit,
Cette nuit-là, t'étais seul sans ta bien-aimée,
Elle ne t'avait pas rejoint au lit, cette nuit !

Je comtemplais ton corps étendu sur ce lit,
Et ton beau visage par le sommeil allourdi,
J'aurais voulu être allongée auprès de toi,
Et qu'on s'endorme paisiblement comme autrefois...

Cette époque-là où nous nous quittions jamais,
Ce temps-là... temps où de tout mon coeur je t'aimais...
A présent, tu es endormi, moi éveillée,
J'ai bien envie de hurler, de te réveiller,

Mais je ne peux pas... il faut que tu sois couché,
Pour que la dernière fois, je puisse te toucher,
Toi que j'ai aimé... toi, qui toujours j'aimerai ;
Mais maintenant, j'avance car tout est déjà prêt...

J'ai fais la promesse de ne pas me suicider
A cet être qui est endormi devant mes yeux,
Tu m'as prise au piège, mais je me suis décidée
Enfin, à déserter ce monde ignominieux...

Je t'avais dis, un jour, que tu es tout pour moi,
Que tu es mon âme, mon soleil, tu es ma vie...
Alors j'ai décidé de détruire ma vie... Toi !
Je le ferai pendant que tu es endormi...

Je me rapprochai de toi à tout petits pas,
Mon coeur commençait à battre de plus en plus vite,
Mais je ne pouvais reculer... il faut que j'évite
Toute pensée positive. - C'était ce soir-là !

C'était ce soir-là, qu'il fallait que je le fasse !
Mon corps tremblait, des larmes commençaient à couler,
Mais il fallait que je le tue, que je l'efface,
Il fallait que j'exerce mon plan calculé !

Avec l'oreiller j'emprisonnai son visage,
Il ouvrit les yeux surpris par l'étouffement,
Ses yeux étaient si beaux, on eut cru un mirage,
De plus belle, j'accentuai mon enlacement...

Au début, il n'avait pas du tout réagis,
Finit par s'en rendre compte, et enfin il compris,
Que ma présence ce soir n'était pour ses beaux yeux,
Mais plutôt pour la beauté des hauts et beaux Cieux...

Il finit alors par se débattre, m'affronter...
Il voulut crier, mais n'était pas écouté !
Et moi, je pleurais... je pleurais sur l'oreiller
Aussi sur lui, mais je semblais émerveillée

Par cet acte diabolique que je lui faisais,
Tout cela à cause de la haine par lui causée,
J'aurais aimé ne jamais avoir à tuer,
Et aussi, ne jamais ma vie continuer...

Il est mort ainsi, tué par celle qui l'aimait,
Tu es mort ainsi, tué par moi qui t'aimais...
Tes dernières visions avaient été mon visage,
Mes plus belles visions avaient été ton image.

Et ta dernière boisson avait été mes larmes ;
A moi, cet oreiller avait été une arme...
Mais quand tu t'es allas ma vie s'arrêta d'être,
Un jour je la retrouverai, qui sait ? Peut-être...

The Dark Rose

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